Une langue de bois, tranchée à la hache, c'est une langue dure à avaler, une langue peu inspirée. Inspirée mais sans aspiration, la langue russe privée de "H", tranchant ainsi avec d'autres langues, le remplace à la lettre par "G", Gamma, comme dans "Gollandya" (Голландия) ou "Gamburger" (Гамбургер). Boeuf peut-être, mais ce n'est pas de la langue. Loin de Madère, à la sauce américaine, ces slaves mots sont associés à Gouda / Hamburg. Et un Cheese! Souriez.
Eloignons ces substituts l'un de l'autre, tirons le "G" vers l'infiniment grand, le Gigantisme, et le "H" vers l'infiniment petit, ici nommé Higgantisme - par référence au boson de Higgs, noble particule méconnue aussi sous le nom de boson de Brout-Englert-Higgs. L'Higgantisme c'est le gigantisme de l'infiniment petit, c'est le monde à l'Englert. Prix Nobel avec Higgs. Mérité! Pondre un boson et veiller un demi-siècle qu'un Suisse accélère pour le ramasser, de quoi se payer des CERNes!
Ironiquement, la ponte de Higgs sur le boson, en 1964 fût refusée par le
journal scientifique du ...CERN, jugée non-relevante pour la physique. C'est donc "The American Physical Society" qui publia les papelards de référence, en 1964 toujours, celui de Higgs et celui de
Brout-Englert.
Est-ce par remords sur ce manque de flair que le CERN construisit 26 KM
de tunnel haute-techno pour trouver ce tout tout tout petit boson?
Baron François Englert: un Noble Nobel pour sa noble particule, mais un Nobel Noble sans particule noble. Ce paradoxe particulier tient de la particularité que chez Nos Belges Nobel, un Noble Nobel est Nobel avant Noble. Vicomte Prigogine, pas mal non plus pour un Nobel. Mais Père fondateur des Iles de Paix, c'est Pire, quoique noble aussi. Le pire et la paix, justement: avant son boson, François échappa au pire, aux Nazis, cachant ses origines en attendant la paix.
Revenons à nos bosons. Qu'est-ce que ce boson de Higgs? Euh..., c'est tout tout tout petit, et si on en prend tout un champ (on dit comme ça), on crée la masse de certaines "particules élémentaires", et donc on crée la matière (rien que ça - higgantesque!). Citons un physicien averti: "Une image pourrait être celle de particules qui
traversent un champ de boue; ces particules accumulent ainsi plus ou moins de boue,
acquérant plus ou moins de masse; dans cette analogie le boson de Higgs serait la particule qui compose la boue". Euh...
A l'ère du digital, la boue reste un bel outil analogique. Associée au politique par Higgs l'Ecossais, qui refusa le titre de "Chevalier", trop utilisé à des fins politiques selon lui - gageons qu'il ne voulait pas y prendre de la masse. Peu amateur de langue de bois, il quitta aussi son rôle d'activiste du désarmenent nucléaire (CND) lorsque le mouvement s'attaqua aux centrales nucléaires. Fendre la matière avec énergie pour se chauffer en hiver - revoilà l'image de la hache, sueur et réchauffement climatique en moins.
Copyright: rtbf.be/info (comprendre le boson), Wikipedia.org, American Physical Society (physics.aps.org, Physics-Focus: Nobel-Prize, why particles have mass" 2013)
Sunday, 10 February 2019
Monday, 18 June 2018
Plus ou Moins
Noir-Jaune-Rouge. Vas-y Eden, jongle! T'es pas tout seul, t'as de la Kompany.
Quelle couleur pour 2018? Pour les artistes de l'Excel, un résultat négatif s'écrit -2016 en Rouge, par opposition à un résultat positif en Noir, comme +1980. En case de victoire, on surligne en Jaune. Visualisez donc (virtuellement, c'est d'époque): + Noir et - Rouge, une convention de survoltés comptables, pourtant incompatible avec le voltmètre dans le tiroir! Celui-là se branche comme suit: + le fil rouge sur le bouton rouge, - le fil noir sur le bouton noir. Si vous êtes Lamoureux du cinéma, répétez ce dernier vers en vert (coup de blues garanti).
Donc, si on suit le fil de l'histoire: + Rouge et - Noir. Correct? Remontons le fil de l'Histoire. Sous le règne des Han, avant le Christ en Chine (on n'est pas à une virgule près pour situer la chose), paraissent les "neufs chapitres sur l'art mathématique". Les bâtonnets rouges de l'amusant 'rod calculus' y sont subtilement disposés aux opérations arithmétiques. Les nombres négatifs s'y distinguent par l'usage de bâtons noirs.
Dont acte. Feu vert pour le voltmètre: le + est bien rouge et positif ! Signe positif par excellence, la croix rouge est humanitaire (par foi, pour être compris, on précise 'croix sang rouge'). Couleur sang sur l'ambulance (l'amour du prochain), couleur Appolon dans un petit coeur entre initiales (l'amour du précédent), le '+' est un signe qui ne trompe pas. Ne dit-on pas fidèle comme un cygne?
Tout couple fidèle forme une paire, tout positif a son négatif (et inversément), comme les anciennes photos avec péllicules (mais non, on a beau traiter cela avec soin, les Han n'ont pas découvert le pétrole), ou comme le nombre positif, solution de l'équation Xcarré=9. De nos jours, son négatif est mondialement admis comme solution aussi. En Asie, depuis longtemps. L'Europe, elle, résista au concept de nombre négatif, évoquant (entre autres) des 'numeri absurdi'. Même Descartes écarta des solutions négatives aux équations, les qualifiant de "moins que rien" (il était pas loin quand même). On a retenu de lui "Cogito, ergo sum"; la citation complète était "Dubito, ergo cogito, ergo sum"...
Avec un brin de Lumières en plus pour redresser cette dérive de fonctionnement, Leibniz intégra le concept de solutions négatives pour du bon. Auteur intégral, il tracasse depuis des générations d'étudiants à la dérive. Tant de générations avant Leibniz ont pourtant fonctionné sans tableaux de signes au cours de math!
Les petits Chinois ont eu moins de chance. Les bâtonnets rouges et noirs du 'rod calculus', c'est l'anté-Christ, deux mille ans d'avance en négatifs! Après le Christ, mille ans avant Leibniz, Brahmagupta et les Indiens jonglaient avec les négatifs (appelés "dettes") et les positifs (appelés "fortunes"), ainsi qu'avec les équations du second degré, ouvrant très tôt l'Asie à une solution -3 de l'équation Xcarré=9. Brahmagupta a surtout maîtrisé le concept du zéro, énoncant notamment: "une dette soustraite de zéro est une fortune". Rien à ajouter.
Sources: nrich.maths.org, maths-et-tiques.fr, wikipedia.org
Quelle couleur pour 2018? Pour les artistes de l'Excel, un résultat négatif s'écrit -2016 en Rouge, par opposition à un résultat positif en Noir, comme +1980. En case de victoire, on surligne en Jaune. Visualisez donc (virtuellement, c'est d'époque): + Noir et - Rouge, une convention de survoltés comptables, pourtant incompatible avec le voltmètre dans le tiroir! Celui-là se branche comme suit: + le fil rouge sur le bouton rouge, - le fil noir sur le bouton noir. Si vous êtes Lamoureux du cinéma, répétez ce dernier vers en vert (coup de blues garanti).
Donc, si on suit le fil de l'histoire: + Rouge et - Noir. Correct? Remontons le fil de l'Histoire. Sous le règne des Han, avant le Christ en Chine (on n'est pas à une virgule près pour situer la chose), paraissent les "neufs chapitres sur l'art mathématique". Les bâtonnets rouges de l'amusant 'rod calculus' y sont subtilement disposés aux opérations arithmétiques. Les nombres négatifs s'y distinguent par l'usage de bâtons noirs.
Dont acte. Feu vert pour le voltmètre: le + est bien rouge et positif ! Signe positif par excellence, la croix rouge est humanitaire (par foi, pour être compris, on précise 'croix sang rouge'). Couleur sang sur l'ambulance (l'amour du prochain), couleur Appolon dans un petit coeur entre initiales (l'amour du précédent), le '+' est un signe qui ne trompe pas. Ne dit-on pas fidèle comme un cygne?
Tout couple fidèle forme une paire, tout positif a son négatif (et inversément), comme les anciennes photos avec péllicules (mais non, on a beau traiter cela avec soin, les Han n'ont pas découvert le pétrole), ou comme le nombre positif, solution de l'équation Xcarré=9. De nos jours, son négatif est mondialement admis comme solution aussi. En Asie, depuis longtemps. L'Europe, elle, résista au concept de nombre négatif, évoquant (entre autres) des 'numeri absurdi'. Même Descartes écarta des solutions négatives aux équations, les qualifiant de "moins que rien" (il était pas loin quand même). On a retenu de lui "Cogito, ergo sum"; la citation complète était "Dubito, ergo cogito, ergo sum"...
Avec un brin de Lumières en plus pour redresser cette dérive de fonctionnement, Leibniz intégra le concept de solutions négatives pour du bon. Auteur intégral, il tracasse depuis des générations d'étudiants à la dérive. Tant de générations avant Leibniz ont pourtant fonctionné sans tableaux de signes au cours de math!
Les petits Chinois ont eu moins de chance. Les bâtonnets rouges et noirs du 'rod calculus', c'est l'anté-Christ, deux mille ans d'avance en négatifs! Après le Christ, mille ans avant Leibniz, Brahmagupta et les Indiens jonglaient avec les négatifs (appelés "dettes") et les positifs (appelés "fortunes"), ainsi qu'avec les équations du second degré, ouvrant très tôt l'Asie à une solution -3 de l'équation Xcarré=9. Brahmagupta a surtout maîtrisé le concept du zéro, énoncant notamment: "une dette soustraite de zéro est une fortune". Rien à ajouter.
Sources: nrich.maths.org, maths-et-tiques.fr, wikipedia.org
Tuesday, 5 June 2018
Délicieusement vôtre
Horticulture, l'art de cultiver un jardin ('Hortus'), la culture manuelle de délices fleuris. La culture intellectuelle peut éclore en fleurs elle aussi, délicieuse aussi, juste besoin d'une touche féminine. Ainsi fleurit au XIIème siècle "Hortus Deliciarum", un bouquet de savoir, une encyclopédie illustrée, sous la direction de la rousse (enfin, on ne sait pas, elle portait voile). "Le Jardin des Délices": admirons beauté et poésie féminines du titre, plus fleuri et grand public que l'Encyclopédie de Diderot&co, le "Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers". Rien qu'à lire ce titre là, on réduit l'audience à France Culture. En revanche, le "Jardin des Délices", c'est Club RTL, ça fait penser à un concours de chefs.
Ou de cheffes - respectons l'équité. A propos, dit-on cheffes-poules? Diffusée au XIIème, "Hortus Deliciarum" est la première encyclopédie réalisée par une femme, Herrade, abbesse en cheffe couvant ses moniales au mont St Odile. La "mère poule du couvent", aurait titré Club RTL. Selon la rumeur numérique (Wikipedia), le "Jardin des Délices" a été écrit par une femme pour des femmes, les moniales utilisant l'oeuvre pour enseigner aux jeunes filles de la noblesse (et hop, on veut faire preuve d'équité et ça vous zappe de Club RTL à Place Royale, quel drôle de genre).
Très visuelle à l'oeuvre, la cheffe était une sacrée enlumineuse (en culture intellectuelle, on n'utilise pas le verbe "allumer" pour éclairer le lecteur). "Hortus deliciarum" est la première encyclopédie à adopter une dialectique ludique, privilégiant l'image sur le texte. Herrade voulut-elle s'adapter à son public? Cette première est un jardin d'images superbes, bien plus séantes à France Culture qu'à Place Royale; voyez l'allégorie de la philosophie et des sept arts libéraux, un chef d'oeuvre d'harmonie.
Ces sept arts, présentés par sept jeunes filles dans l'allégorie de Cappella, reprise par Hérrade, constituent en quelque sorte le coeur de l'enseignement 'secondaire' au Moyen Age. Ah ah, y a-t-il concordance des temps avec notre enseignement? D'abord, le trivium des sciences du langage: 1) Grammaire (certainement, pratique d'Hérrade pas éradiquée), 2) Rhétorique (certes un peu, mais plutôt en fin de cours), 3) Dialectique ('certes' tout court, comme dirait l'Hermitte pas très moine un jour de Noël). Puis vient le quadrivium des disciplines scientifiques: 1) Astronomie (nivellement par le bas, remplacée par géographie de nos jours), 2) Géométrie (conservée pour quand même voir un peu dans l'espace), 3) Arithmétique (dépassée en nombre par la mathématique, positivons), 4) Musique (jugée autrefois indispensable à notre équilibre, négativons). Re-positivons: par rapport à Hérrade et son oeuvre, une jeune fille Babel mériterait une place dans le dernier illustré en rayons. Et... comment puis-je oublier.... un illustré avec des jeunes filles sans Histoire, ça se vendrait mal!
Avant le style illustré d'Herrade et le style exhaustif D'Alembert&co, l'encylopédie a connu d'autres premières de style. Dès le IVe siècle, l'encyclopédie au style allégorique à Cappella (une première pour les sept jeunes filles, forcément sans tambour ni trompette), puis au VIIe le style étymologique et alphabétique d'Isidore de Séville. S'il avait du style, l'évêque Isidore péchait parfois! Ô suprise, Isidore localise sur terre le paradis terrestre. Où? Pour les curieux: "Paradisus est locus in orientis" (Livre IV §3 de Etymologiae). Isidore explique aussi que "Paradisus" signifie "Jardin" en latin, et que "Eden" signifie "Délice" en Hébreu -- tiens donc, l'abbesse n'était pas biesse!
Sources: wikipedia.org, "Le père Noël est une ordure", classes.bnf.fr
Monday, 21 May 2018
Le Douanier Rousseau
Récemment, 1957: Nestlé s'octroie le café frappé à la sortie de Thessalonique. Au Paris d'antan, le vin et le café étaient, au contraire, frappés d'entrée. Café frappé par l'octroi, un impôt d'import en ville dressé par le Roi Louis VI le Gros, pour engraisser le Roi (il mourra de bonne chère, le pauvre). Dressé comme accise, perçu à l'entrée, l'octroi était perçu par l'autorité comme un puits sans fond de fonds, la soif inépuisable des uns remplissant sans fin les caisses épuisables de l'Autre.
Mauvaise perception de l'autorité! Les barrières d'octroi, aux passages des murs, furent les premières prises des révolutionnaires de 1789. Priorité absolue: les barrières furent prises avant la Bastille! Assoiffés de liberté, égalité, blablabla? Mouais, en réalité c'était: "Sus à l'octroi, vive le pinard tax-free, révolution!"
Viva la revolucion! Caramba! Caramba encore raté, il fallait viser un peu plus à gauche (allusion pour tintinologues) pour satisfaire les insoumis de France (allusion pour mélanchonnologues). L'impôt n'est pas une baudruche politique (sans allusion), l'impopulaire octroi est increvable, il survit aux régimes, démocratiques fussent-ils. Ca coule de source. Né des régimes en amont des révolutions, l'octroi persistera jusqu'en 1943, aboli par le régime de Laval. Vichy qui vient au secours du vin, c'est presque fort de café.
En attendant l'abolition vichyste, fatigués de déguster pour remplir les caisses de l'Autre, les assoiffés du XIXème s'exhibent extra-muros, s'imbibent hors limite de Paris, une sortie pour inhiber l'impôt à l'entrée. L'esquive d'impôts implique une créativité 'out of the box': elle a toujours poussé les gens à dépasser la limite. Preuve par contraposition: si on sort 'in the box', on n'esquive pas l'impôt (taxe à l'imbibition, à cause de la valeur ajoutée, dit-on).
La limite de Paris franchie, les assoiffés du XIXème s'exhibent en banlieue dans les buvettes à petit vin blanc. Vin local, aigre et pas cher, le clos Guinguet lèguera son nom aux buvettes de banlieue, ces bien nommées "guinguettes". Un nom délicieusement désuet qui fleure bon le bal musette.
Muser: entrer en rut en parlant du cerf, le mâle des hauts bois. La plus petite des hautbois, la musette s'amuse avec le cor (de chasse), se déclare parente de la cornemuse (le cor et la musette), matriarche d'une famille d'instruments à anche double, cette lamelle vibrante au vent dans un tuyau. En goguette au bal populaire, égayée au clos Guinguet, cette amusante musette artisanale trompera sans cor, subira le mâle italien dominant, l'industriel des accords en série, prothèse à anches, nommons-le: l'accordéon.
Où s'amusaient-ils en Guinguette nos assoiffés du XIXème? C'est à Belleville, qui sonne aussi délicieusement désuet que ses guingettes, que se récoltait le clos Guinguet, Belleville aujourd'hui "intra-muros" mais en ce temps-là extra-"Mur des Fermiers généraux", appellation originelle du mur d'octroi. L'octroi était géré par l'Octroi, la compagnie pas créole du douanier Henri Rousseau (né à ..Laval, le seul percepteur connu à avoir l'art naïf). Belleville, c'est là où naquirent Edit Piaf, Maurice Chevalier, Eddy Mitchell, des noms qui résonnent la guinguette.
Guindailler en Guinguette? Dispute linguistique à la belge! On ne sait si le belge guindaille (mais si!), je veux dire: on ne sait si ce belgicisme vient du néerlanglais ('goed ale' ) ou du français ('godaille', péjoratif sur godet). Surplus d'anxiétude étymologique: 'Guindaille' (bière) antérieur ou postérieur à 'Guinguette' (vin)? Seule réponse plaisante: "Wijn na bier is plezier, bier na wijn is venijn".
Sources: brusselslife.be (guinguette dans les parcs), http://gallica.bnf.fr (vie et mort de l'octroi), wiktionary.org, wikipedia.org
Mauvaise perception de l'autorité! Les barrières d'octroi, aux passages des murs, furent les premières prises des révolutionnaires de 1789. Priorité absolue: les barrières furent prises avant la Bastille! Assoiffés de liberté, égalité, blablabla? Mouais, en réalité c'était: "Sus à l'octroi, vive le pinard tax-free, révolution!"
Viva la revolucion! Caramba! Caramba encore raté, il fallait viser un peu plus à gauche (allusion pour tintinologues) pour satisfaire les insoumis de France (allusion pour mélanchonnologues). L'impôt n'est pas une baudruche politique (sans allusion), l'impopulaire octroi est increvable, il survit aux régimes, démocratiques fussent-ils. Ca coule de source. Né des régimes en amont des révolutions, l'octroi persistera jusqu'en 1943, aboli par le régime de Laval. Vichy qui vient au secours du vin, c'est presque fort de café.
En attendant l'abolition vichyste, fatigués de déguster pour remplir les caisses de l'Autre, les assoiffés du XIXème s'exhibent extra-muros, s'imbibent hors limite de Paris, une sortie pour inhiber l'impôt à l'entrée. L'esquive d'impôts implique une créativité 'out of the box': elle a toujours poussé les gens à dépasser la limite. Preuve par contraposition: si on sort 'in the box', on n'esquive pas l'impôt (taxe à l'imbibition, à cause de la valeur ajoutée, dit-on).
La limite de Paris franchie, les assoiffés du XIXème s'exhibent en banlieue dans les buvettes à petit vin blanc. Vin local, aigre et pas cher, le clos Guinguet lèguera son nom aux buvettes de banlieue, ces bien nommées "guinguettes". Un nom délicieusement désuet qui fleure bon le bal musette.
Muser: entrer en rut en parlant du cerf, le mâle des hauts bois. La plus petite des hautbois, la musette s'amuse avec le cor (de chasse), se déclare parente de la cornemuse (le cor et la musette), matriarche d'une famille d'instruments à anche double, cette lamelle vibrante au vent dans un tuyau. En goguette au bal populaire, égayée au clos Guinguet, cette amusante musette artisanale trompera sans cor, subira le mâle italien dominant, l'industriel des accords en série, prothèse à anches, nommons-le: l'accordéon.
Où s'amusaient-ils en Guinguette nos assoiffés du XIXème? C'est à Belleville, qui sonne aussi délicieusement désuet que ses guingettes, que se récoltait le clos Guinguet, Belleville aujourd'hui "intra-muros" mais en ce temps-là extra-"Mur des Fermiers généraux", appellation originelle du mur d'octroi. L'octroi était géré par l'Octroi, la compagnie pas créole du douanier Henri Rousseau (né à ..Laval, le seul percepteur connu à avoir l'art naïf). Belleville, c'est là où naquirent Edit Piaf, Maurice Chevalier, Eddy Mitchell, des noms qui résonnent la guinguette.
Guindailler en Guinguette? Dispute linguistique à la belge! On ne sait si le belge guindaille (mais si!), je veux dire: on ne sait si ce belgicisme vient du néerlanglais ('goed ale' ) ou du français ('godaille', péjoratif sur godet). Surplus d'anxiétude étymologique: 'Guindaille' (bière) antérieur ou postérieur à 'Guinguette' (vin)? Seule réponse plaisante: "Wijn na bier is plezier, bier na wijn is venijn".
Sources: brusselslife.be (guinguette dans les parcs), http://gallica.bnf.fr (vie et mort de l'octroi), wiktionary.org, wikipedia.org
Friday, 4 May 2018
Y a du Lézard
Début vingtième, à la Belle Époque, école à Cherbourg au Cotentin, culottes courtes et bancs s'usent l'un l'autre. Tel un croisé convertissant l'infidèle, le preux fesseur de l'époque pourfend l'indisciple à coups de baguette. L'air est coupé. Descendu de chaire, le cher maître de Cherbourg marque la chair déculottée. Ephémères lignes, réminescence peut-être de l'intemporelle 'Ligne du temps', le graal dont constamment se contente, Constantin du Cotentin, le maître d'époque.
A cette époque justement, point encore de Belle Époque sur la Ligne temporelle ancrée à la craie sur tableau noir, juste de grandes époques qui se succèdent, avec de grandes dates dressées comme des butors pour les séparer. Romulus et Rémus, l'Antiquité, la chute de l'empire romain en 476, le Moyen Âge, encore une fois la chute de l'empire romain, les Temps Modernes, la Révolution, des tralalas, la Belle Époque, et tout ça...
Rechute de l'empire romain? Ô peuchère! (de l'occitan 'pêcheur'). Ainsi s'exclame Fernand un audacieux culotté de langue d'Oc, culotté protégé du professeur Constantin, lui de langue d'Oïl. À leur belle époque, la Standard Oil de Rockfeller existait toujours, et Cherbourg alimentait son port à l'huile - à Bourville, en Normandie plus continentale, on s'alimentait de porc au beurre, gras, pas cher, pas kasher. Volontiers accumulateur d'Histoire, Fernand aime tout en Grangier, sauf sa cuisine.
Ô peuchère, s'exclame donc Fernand d'Elle, disciple qui faisait attention à sa Ligne (Elle avec deux petits 'l', c'est la Langue d'Oc, la Ligne avec un grand 'L', c'est pas celle du pêcheur pécheur Fernand mais celle du preux prêcheur perché sur chaire d'Histoire) : "Comment l'empire Romain a-t-il pu rechuter sans s'être d'abord redressé?" Orientaliste d'Occident répliquant à l'Occitan, Constantin du Cotentin constate: "Pas à Rome l'empire romain de la rechute".
Pas clair pour le disciple! Côté pédagogique au Cotentin, c'était pas Byzance; côté historique, ce n'était plus Byzance non plus. Toujours pas clair? 1453, la fin de l'empire romain d'Orient pardi! Constantinople, la nouvelle ville éternelle de Constantin Ier (l'empereur romain, pas le maître Constantin du Cotentin), lui-même fils de l'éphémère empereur Constance, qui donna son nom au ... Cotentin.
Cotentin, Byzance, Constantinople, et pourquoi pas Istanbul? Oh là! Ca travaille trop! On n'est pas des boeufs non plus! Référence sociale à une époque agricole, pas si Moyen Âge que cela. Evitons l'imparfait qui ne peut seoir au jeu de mots, soyons Grangier, présentons: les boeufs de trait souffrent, propulsent l'air en souffle: ils aérent au sol d'un trait de soc, libèrent leur gaz (sans CFC), retournent terre, pierres, et autres lézards.
Raconté à la manière du pays d'Oc, celui de Fernandel et de Pagnol, raconté à la gloire du père, le lézard grossit, devient géant, des crocs lui poussent - ça y est, c'est un alligator! Y a pas de lézard? Si, si, à l'origine du mot, le lézard espagnol 'el lagarto'. Si le reptile s'appelle Odile, ses crocs n'en sont que plus fameux... Et que dit Odile le reptile quand il fait froid? Oserais-je: "ça caïman"! Finalement, l'imparfait est de mise pour le jeu de mots, voire le passé décomposé, pourri.
Retour à la Ligne! Il est temps. Moyen Âge, Temps modernes, Révolution de 1789: la célèbre révolution binamèye (en wallon, comme ça se prononce), la chute du Saint-Empire à Liège (pas romain non plus), les bien-aimés qui font tomber le mal aimé Prince-évêque - en imagé, des schtroumpfs binamèyes qui chassent le méchant Gargamel, fin des Temps modernes.
Soures: wikipedia.org, wiktionnaire.fr, "La cuisine au beurre", Peyo accessoirement.
A cette époque justement, point encore de Belle Époque sur la Ligne temporelle ancrée à la craie sur tableau noir, juste de grandes époques qui se succèdent, avec de grandes dates dressées comme des butors pour les séparer. Romulus et Rémus, l'Antiquité, la chute de l'empire romain en 476, le Moyen Âge, encore une fois la chute de l'empire romain, les Temps Modernes, la Révolution, des tralalas, la Belle Époque, et tout ça...
Rechute de l'empire romain? Ô peuchère! (de l'occitan 'pêcheur'). Ainsi s'exclame Fernand un audacieux culotté de langue d'Oc, culotté protégé du professeur Constantin, lui de langue d'Oïl. À leur belle époque, la Standard Oil de Rockfeller existait toujours, et Cherbourg alimentait son port à l'huile - à Bourville, en Normandie plus continentale, on s'alimentait de porc au beurre, gras, pas cher, pas kasher. Volontiers accumulateur d'Histoire, Fernand aime tout en Grangier, sauf sa cuisine.
Ô peuchère, s'exclame donc Fernand d'Elle, disciple qui faisait attention à sa Ligne (Elle avec deux petits 'l', c'est la Langue d'Oc, la Ligne avec un grand 'L', c'est pas celle du pêcheur pécheur Fernand mais celle du preux prêcheur perché sur chaire d'Histoire) : "Comment l'empire Romain a-t-il pu rechuter sans s'être d'abord redressé?" Orientaliste d'Occident répliquant à l'Occitan, Constantin du Cotentin constate: "Pas à Rome l'empire romain de la rechute".
Pas clair pour le disciple! Côté pédagogique au Cotentin, c'était pas Byzance; côté historique, ce n'était plus Byzance non plus. Toujours pas clair? 1453, la fin de l'empire romain d'Orient pardi! Constantinople, la nouvelle ville éternelle de Constantin Ier (l'empereur romain, pas le maître Constantin du Cotentin), lui-même fils de l'éphémère empereur Constance, qui donna son nom au ... Cotentin.
Cotentin, Byzance, Constantinople, et pourquoi pas Istanbul? Oh là! Ca travaille trop! On n'est pas des boeufs non plus! Référence sociale à une époque agricole, pas si Moyen Âge que cela. Evitons l'imparfait qui ne peut seoir au jeu de mots, soyons Grangier, présentons: les boeufs de trait souffrent, propulsent l'air en souffle: ils aérent au sol d'un trait de soc, libèrent leur gaz (sans CFC), retournent terre, pierres, et autres lézards.
Raconté à la manière du pays d'Oc, celui de Fernandel et de Pagnol, raconté à la gloire du père, le lézard grossit, devient géant, des crocs lui poussent - ça y est, c'est un alligator! Y a pas de lézard? Si, si, à l'origine du mot, le lézard espagnol 'el lagarto'. Si le reptile s'appelle Odile, ses crocs n'en sont que plus fameux... Et que dit Odile le reptile quand il fait froid? Oserais-je: "ça caïman"! Finalement, l'imparfait est de mise pour le jeu de mots, voire le passé décomposé, pourri.
Retour à la Ligne! Il est temps. Moyen Âge, Temps modernes, Révolution de 1789: la célèbre révolution binamèye (en wallon, comme ça se prononce), la chute du Saint-Empire à Liège (pas romain non plus), les bien-aimés qui font tomber le mal aimé Prince-évêque - en imagé, des schtroumpfs binamèyes qui chassent le méchant Gargamel, fin des Temps modernes.
Soures: wikipedia.org, wiktionnaire.fr, "La cuisine au beurre", Peyo accessoirement.
Tuesday, 27 February 2018
Lune à tic, Mars à tac
Le lent tempo de la conquête spatiale, cinquante ans de Lundi à Mardi. Neil Amstrong au premier temps, la Lune à tic, Matt Damon au second temps, Mars à tac. Vingt ans après Jack Nicholson dans le rôle de Donald et les soucoupes volantes de Tim Burton, v'là qu'on abandonne Matt tout seul sur la planète rouge. Seul sur Mars! Qu'évoque cet équivoque constat: rêve ou cauchemar? Sujet philosophique, réponse lunatique.
LUNATIQUE. En version rêve, c'est "être dans la lune". Existe-t-il expression plus claire mon ami Pierrot? Est-ce te demander la lune que de me prêter ta plume pour bloguer un mot? Impossible me souffles-tu, autant chercher la lune en plein jour? Prendre nos rêves pour réalité? Oui! Onirisme revendiqué (onar, le rêve, mot censé initial du grec ancien). Si on nous promet la lune, et même si on la décroche, promettons de ne pas en tomber. Ni des nues d'ailleurs. L'auteur y reste. Etre dans la lune, c'est être dans la lumière (même famille etymologique). Ou être illuminé, c'est selon (Alhazen, clairs de lunes, du même auteur).
Mais les rêves, tous ces rêves que l'on ne faisait plus
Mais les rêves, tous ces rêves que l'on croyait perdus
Il suffit d'une étincelle pour que tout à coup
Ils reviennent de plus belle, au plus profond de nous...
(Pierre Rapsat, Dazibao, 2001)
LUNATIQUE. En version littérale, c'est être sous l'influence de la lune. Ou des lunes, puisqu'elles sont deux à orbiter autour de Mars, au nom des fils jumeaux du dieu de la Guerre: Phobos et Deimos, littéralement Peur et Terreur, jumelles éternelles de la guerre. Seul sur Mars sous telles luttes influentes tue le rêve. Donc, la réponse littérale à la question philosophique, réponse Mars à Mars si on transpose l'expression de bleu en rouge, penche plutôt côté cauchemar. Phobos et Deimos, une influence d'enfer -- comme le métal à l'origine de la couleur de Mars. A croire que le fer y a dissout l'eau, ou l'inverse, comme causait si bien Bourvil.
Jumelle de guerre, Phobos n'est pas harmonieuse. Avec ses vraies bosses, Phobos est quasi le Quasimodo du système solaire. Tellement déformée par Stickney (du nom de l'Esmeralda de Mr Hall, qui avec ses entrées a localisé Phobos), cette petite lune de dimensions 27 x 22 x 19 Km (on fait le tour en vélo) voit sa gravité divisée par deux en certains endroits. Imaginons Milou qui ne se tient plus dans "On a marché sur Phobos".
Phobos, ce grec à l'origine de nos phobies, se distingue de Phoibos, radieux, brillant, à l'origine de Phoebus, le rival de Quasimodo auprès d'Esmeralda, mais surtout synonyme d'Apollon, un autre Grec, symbole de la beauté, de l'art, du soleil, .. symbole de rêve somme toute. Entre rêve et cauchemar, il n'y a donc en somme que l'épaisseur d'une lettre. Preuve aussi que l'absence de l'i nuit au somme.
LUNATIQUE. Alors, somme toute, seul sur Mars, rêve ou cauchemar? A question philosophique, réponse lunatique. Enfin tout de même, seul sur Mars, comme chantait feu notre ami Pierrot peu avant d'éteindre sa chandelle: "Aimons les étoiles, tous les rêves, tous ces rêves sont en nous". Alors, sur Mars, oui un rêve. Euh, à la réflexion,...la chandelle morte, n'ayant plus de feu, seul sur Mars même avec l'amour de Dieu, on imagine vite la part de cauchemar. Alors quoi: rêve ou cauchemar? L'un puis l'autre ? De l'un à l'autre? Ou bien, l'un ou l'autre? On ne sait pas. Lunatique, troisième signification: qui est d'humeur changeante.
Sources: Pierre Rapsat, wikipedia.org
LUNATIQUE. En version rêve, c'est "être dans la lune". Existe-t-il expression plus claire mon ami Pierrot? Est-ce te demander la lune que de me prêter ta plume pour bloguer un mot? Impossible me souffles-tu, autant chercher la lune en plein jour? Prendre nos rêves pour réalité? Oui! Onirisme revendiqué (onar, le rêve, mot censé initial du grec ancien). Si on nous promet la lune, et même si on la décroche, promettons de ne pas en tomber. Ni des nues d'ailleurs. L'auteur y reste. Etre dans la lune, c'est être dans la lumière (même famille etymologique). Ou être illuminé, c'est selon (Alhazen, clairs de lunes, du même auteur).
Mais les rêves, tous ces rêves que l'on ne faisait plus
Mais les rêves, tous ces rêves que l'on croyait perdus
Il suffit d'une étincelle pour que tout à coup
Ils reviennent de plus belle, au plus profond de nous...
(Pierre Rapsat, Dazibao, 2001)
LUNATIQUE. En version littérale, c'est être sous l'influence de la lune. Ou des lunes, puisqu'elles sont deux à orbiter autour de Mars, au nom des fils jumeaux du dieu de la Guerre: Phobos et Deimos, littéralement Peur et Terreur, jumelles éternelles de la guerre. Seul sur Mars sous telles luttes influentes tue le rêve. Donc, la réponse littérale à la question philosophique, réponse Mars à Mars si on transpose l'expression de bleu en rouge, penche plutôt côté cauchemar. Phobos et Deimos, une influence d'enfer -- comme le métal à l'origine de la couleur de Mars. A croire que le fer y a dissout l'eau, ou l'inverse, comme causait si bien Bourvil.
Jumelle de guerre, Phobos n'est pas harmonieuse. Avec ses vraies bosses, Phobos est quasi le Quasimodo du système solaire. Tellement déformée par Stickney (du nom de l'Esmeralda de Mr Hall, qui avec ses entrées a localisé Phobos), cette petite lune de dimensions 27 x 22 x 19 Km (on fait le tour en vélo) voit sa gravité divisée par deux en certains endroits. Imaginons Milou qui ne se tient plus dans "On a marché sur Phobos".
Phobos, ce grec à l'origine de nos phobies, se distingue de Phoibos, radieux, brillant, à l'origine de Phoebus, le rival de Quasimodo auprès d'Esmeralda, mais surtout synonyme d'Apollon, un autre Grec, symbole de la beauté, de l'art, du soleil, .. symbole de rêve somme toute. Entre rêve et cauchemar, il n'y a donc en somme que l'épaisseur d'une lettre. Preuve aussi que l'absence de l'i nuit au somme.
LUNATIQUE. Alors, somme toute, seul sur Mars, rêve ou cauchemar? A question philosophique, réponse lunatique. Enfin tout de même, seul sur Mars, comme chantait feu notre ami Pierrot peu avant d'éteindre sa chandelle: "Aimons les étoiles, tous les rêves, tous ces rêves sont en nous". Alors, sur Mars, oui un rêve. Euh, à la réflexion,...la chandelle morte, n'ayant plus de feu, seul sur Mars même avec l'amour de Dieu, on imagine vite la part de cauchemar. Alors quoi: rêve ou cauchemar? L'un puis l'autre ? De l'un à l'autre? Ou bien, l'un ou l'autre? On ne sait pas. Lunatique, troisième signification: qui est d'humeur changeante.
Sources: Pierre Rapsat, wikipedia.org
Sunday, 11 February 2018
Triangle Parfait
Imaginons un beau tas de bûches rondes, un fait divers réchauffant par ces grands froids au coin du feu. Si le bûcheur a bel et bien bûché, l'esthétique empilement est triangulaire. Pour ne pas se fouler, disons 10 bûches en bas, puis 9 au-dessus, puis 8, puis 7, etcaetera, pour finir avec 1 bûche au faîte. Au fait, 55 buches en tout (mais si, vous pouvez compter jusque là).
A cause de la forme du tas, 55 est dit 'nombre triangulaire', c'est même le dixième du nom (10, le nombre de bûches en bas). Pour les moins bûcheurs d'entre-vous, 3 est le deuxième 'nombre triangulaire' (allez, on vous aide: 2 bûches en bas +1 au faîte). Top facile dites-vous? Compter jusqu'à 3 ou 4 est difficile pour certains.... Un certain Pythagore (courage, ne fuyez pas) nous a fait toute une théorie sur un truc indécis: le 'triangle rectangle' (votre serviteur arrive pourtant à faire la distinction, suffit de compter les cotés). I alla même jusqu'à théoriser sur des carrés de triangle! Soit il était carrément rond, ou alors il travaillait sous influence (son petit coté hypnoténusé).
Alors, lui demander de compter jusqu'à 55... Pas bûcheur, Pythagore trouva la formule pour ne pas se fouler: le dixième nombre triangulaire, c'est 10 x 11, divisé par deux (11, c'est le nombre qui suit 10). Et donc le sixième nombre triangulaire, c'est 6 x 7 divisé par deux (7, c'est le nombre qui suit 6). Etcaetera. Pour arrêter de vous fouler, voici les dix premiers nombres triangulaires (pour continuer la série et trouver la route, soulevez toute la pile de bûches et remettez-en une couche par dessous):
1, 3, 6, 10, 15, 21, 28, 36, 45, 55.
Toujours utile dans la vie: si vous n'avez plus que 36 briques Lego, vous saurez conseiller le gamin pour construire joli, en base huit. Utile aussi pour reconstruire lorsque les cons servent au tir.

Les deux font la paire dit-on. Additionnons deux nombres triangulaires consécutifs de la série, par exemple 10 et 15. Et hop, 25, un carré parfait (5 x 5). Ca ne rate jamais, prenez en deux autres au hasard, juste pour voir. Sinon, voyez le petit schéma, une preuve sans mots (c'est comme ça qu'on dit) que deux triangulaires consécutifs se complètent en carré (en brun ce sont les bûches du début, et en vert ce sont d'autres bûches pas mûres).
Un triangulaire est parfois carré (36 par exemple). Zut, voilà que votre serviteur se prend à parler comme Pythagore et son triangle rectangle. Trop carré sans doute, nul n'est parfait. Sauf certains triangulaires, qui sont absolument parfaits sans être carrés pour autant. 28 est dit 'nombre parfait' parce que les diviseurs de 28 sont 1, 2, 4, 7, 14 et que leur somme vaut précisément 28. Un chouette truc inutile qui intéressait déjà Euclide, un autre antique grec. Depuis, on a trouvé quelques parfaits, mais nul ne sait ('on conjoncture que non') s'il existe des nombres parfaits impairs.
Un, deux, trois, ça marche pour 6 aussi, premier nombre parfait. Mais être parfait doit rester rare: malgré la puissance de calcul informatique mondiale, on n'a découvert qu'une cinquantaine de nombres parfaits à ce jour! Ces perles rares se découvrent grâce à Léonhard Euler, mathématicien du 18ème (de Suisse, pas de Montmartre) et spécialiste du triangle lui-aussi, qui a démontré comment trouver les nombres parfaits à partir des nombres premiers (encore faut-il trouver ceux-ci).
Euler, c'est repetita du prophète et de son pays. Admis à l'université à 13 ans, diplômé de philosphie à 16, de mathématiques à 19, on ne lui trouve pas même un poste d'assistant universtaire. A vingt ans, à la suite de Bernouilli (authentique, mais spécialisé comme jeu de mots), il s'exile dans la toute jeune St Petersbourg. Sa carrière est lancée, qu'il marquera de son identité, réunissant en harmonie les constantes remarquables des mathématiques: e, i, et pi.
Suffit pour Euler aujourd'hui, on ne vas vous en faire un dessin: Léonhard est un génie.
A cause de la forme du tas, 55 est dit 'nombre triangulaire', c'est même le dixième du nom (10, le nombre de bûches en bas). Pour les moins bûcheurs d'entre-vous, 3 est le deuxième 'nombre triangulaire' (allez, on vous aide: 2 bûches en bas +1 au faîte). Top facile dites-vous? Compter jusqu'à 3 ou 4 est difficile pour certains.... Un certain Pythagore (courage, ne fuyez pas) nous a fait toute une théorie sur un truc indécis: le 'triangle rectangle' (votre serviteur arrive pourtant à faire la distinction, suffit de compter les cotés). I alla même jusqu'à théoriser sur des carrés de triangle! Soit il était carrément rond, ou alors il travaillait sous influence (son petit coté hypnoténusé).
Alors, lui demander de compter jusqu'à 55... Pas bûcheur, Pythagore trouva la formule pour ne pas se fouler: le dixième nombre triangulaire, c'est 10 x 11, divisé par deux (11, c'est le nombre qui suit 10). Et donc le sixième nombre triangulaire, c'est 6 x 7 divisé par deux (7, c'est le nombre qui suit 6). Etcaetera. Pour arrêter de vous fouler, voici les dix premiers nombres triangulaires (pour continuer la série et trouver la route, soulevez toute la pile de bûches et remettez-en une couche par dessous):
1, 3, 6, 10, 15, 21, 28, 36, 45, 55.
Toujours utile dans la vie: si vous n'avez plus que 36 briques Lego, vous saurez conseiller le gamin pour construire joli, en base huit. Utile aussi pour reconstruire lorsque les cons servent au tir.
Les deux font la paire dit-on. Additionnons deux nombres triangulaires consécutifs de la série, par exemple 10 et 15. Et hop, 25, un carré parfait (5 x 5). Ca ne rate jamais, prenez en deux autres au hasard, juste pour voir. Sinon, voyez le petit schéma, une preuve sans mots (c'est comme ça qu'on dit) que deux triangulaires consécutifs se complètent en carré (en brun ce sont les bûches du début, et en vert ce sont d'autres bûches pas mûres).
Un triangulaire est parfois carré (36 par exemple). Zut, voilà que votre serviteur se prend à parler comme Pythagore et son triangle rectangle. Trop carré sans doute, nul n'est parfait. Sauf certains triangulaires, qui sont absolument parfaits sans être carrés pour autant. 28 est dit 'nombre parfait' parce que les diviseurs de 28 sont 1, 2, 4, 7, 14 et que leur somme vaut précisément 28. Un chouette truc inutile qui intéressait déjà Euclide, un autre antique grec. Depuis, on a trouvé quelques parfaits, mais nul ne sait ('on conjoncture que non') s'il existe des nombres parfaits impairs.
Un, deux, trois, ça marche pour 6 aussi, premier nombre parfait. Mais être parfait doit rester rare: malgré la puissance de calcul informatique mondiale, on n'a découvert qu'une cinquantaine de nombres parfaits à ce jour! Ces perles rares se découvrent grâce à Léonhard Euler, mathématicien du 18ème (de Suisse, pas de Montmartre) et spécialiste du triangle lui-aussi, qui a démontré comment trouver les nombres parfaits à partir des nombres premiers (encore faut-il trouver ceux-ci).
Euler, c'est repetita du prophète et de son pays. Admis à l'université à 13 ans, diplômé de philosphie à 16, de mathématiques à 19, on ne lui trouve pas même un poste d'assistant universtaire. A vingt ans, à la suite de Bernouilli (authentique, mais spécialisé comme jeu de mots), il s'exile dans la toute jeune St Petersbourg. Sa carrière est lancée, qu'il marquera de son identité, réunissant en harmonie les constantes remarquables des mathématiques: e, i, et pi.
Suffit pour Euler aujourd'hui, on ne vas vous en faire un dessin: Léonhard est un génie.
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